Chaque litre que vous mettez dans votre réservoir, vous le payez deux fois à l'État.
Ce mercredi 1er avril 2026, le gazole s'affiche à 2,25 euros le litre en moyenne nationale, un niveau jamais atteint depuis que l'État suit les prix à la pompe, en 1985. Depuis le 27 février et le début des frappes au Moyen-Orient, le gazole a bondi de 52 centimes, soit plus de 30 % en un mois.
Plus de 52 % de ce prix, ce sont des taxes : accise, TVA sur l'accise, TVA sur le produit. Et le pire ? La TVA s'applique d'une part sur le montant hors taxes des carburants, et d'autre part sur le montant de l'accise elle-même, une taxe sur une taxe, un scandale silencieux que l'État entretient depuis des années.
En 2026, l'accise s'élève à 60,8 centimes par litre pour le gazole et 67 centimes pour l'essence SP95-E10. Les CEE représentent plus de 15 centimes par litre supplémentaires, intégralement répercutés sur le consommateur.
Pourquoi le gouvernement ne fait rien ?
La réponse est simple, et Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés, l'a formulée clairement dans les médias : « la France vit à découvert depuis 50 ans. Elle n'a pas un euro d'épargne. Comme un ménage qui n'aurait jamais mis de côté et qui se retrouve démuni face à une chaudière qui explose, l'État est structurellement incapable de faire face aux chocs car il est incapable de faire des économies. »
Résultat : quand les prix s'envolent, le gouvernement ne peut pas baisser les taxes, parce qu'il a trop besoin des recettes qu'il est incapable de compenser par des économies. Alors il choisit les mesurettes: quelques aides ciblées sur trois professions : pêcheurs, agriculteurs, transporteurs, pendant que les infirmiers libéraux, les artisans, les familles, tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler, soigner, vivre, continuent de trinquer.
Ce n'est pas une fatalité. C'est un choix politique.
Les taux d'accise français sont plus élevés que dans la plupart des pays comparables. Nos voisins européens ont agi. L'Espagne, l'Italie, la Pologne, le Portugal, l'Autriche : tous ont choisi de baisser la TVA, les taxes sur le carburant, ou les deux. Ils ont fait le choix de leurs citoyens plutôt que celui de leurs recettes. Ils avaient des marges de manœuvre budgétaires parce qu'ils ont su maîtriser leurs dépenses. Nous, nous en sommes réduits aux mesurettes, parce que l'argent des Français est mal géré depuis des décennies.
Conduire n'est pas un luxe. C'est aller travailler, emmener ses enfants à l'école, accéder aux soins. Le carburant est un bien de première nécessité et l'État en a fait une vache à lait fiscale.
Nous, contribuables français, exigeons :
→ La suppression immédiate de la taxe sur la taxe : que la TVA soit calculée sur le seul prix du produit, et non sur le produit majoré des autres taxes, une anomalie dénoncée par Contribuables Associés et que rien ne justifie
→ La baisse du taux de TVA sur les carburants, comme l'ont déjà décidé nos voisins européens : une mesure possible, une question de volonté politique
→ Un plan crédible de réduction des dépenses publiques pour dégager les marges de manœuvre qui permettront enfin d'alléger la fiscalité : baisser les taxes est possible à condition d'avoir le courage de dépenser moins
Signez et faites signer
autour de vous.
Chaque signature est un message au gouvernement : tant que l'argent des Français sera mal géré, il n'y aura pas de solution durable. La politique, c'est faire des choix. Exigeons qu'ils fassent enfin les bons.